Trois bateaux, trois usages
Le bateau en couleurs a des bulles vides autour du nuage, de l'ancre, du requin et de l'île. C'est vous qui décidez avec le groupe ce que veut dire chaque symbole. La version la plus vivante, et la plus libre.
Le bateau légendé dit déjà tout. Le quai où « tout a commencé ici ». Le vent, « ce qui nous pousse ». L'équipage, « nous ». L'ancre accrochée au fond, « nos freins ». Le rocher des « risques futurs ». L'île des « objectifs à atteindre ». Et le soleil, pour dire merci. C'est celui qu'on sort pour une première fois.
Le bateau au trait est vierge, en noir et blanc, avec une banderole vide en haut pour écrire le cap. Il se colorie avec le groupe, il s'imprime sans cartouche couleur. Et c'est le seul qui tient un vrai grand format.
Ce que dit chaque symbole
- L'île : là où on veut arriver. Une phrase, écrite avant de commencer.
- Le vent : ce qui nous pousse. Les forces qu'on oublie parce qu'elles marchent.
- L'ancre : ce qui nous freine, aujourd'hui.
- Les rochers, ou le requin : les risques qui n'ont pas encore frappé.
- Le quai : d'où l'on part. Précieux en fin de projet, pour mesurer le chemin.
- Le soleil : ce qui donne envie d'avancer, ou à qui on dit merci.
Trois symboles suffisent pour une première fois : l'île, le vent, l'ancre. Chaque case en plus dilue l'attention et allonge la séance.
S'en servir en cinq temps
- Écrivez l'île au feutre, en une phrase. Lisez-la deux fois. Tant qu'elle est floue, ne lancez rien. « Réussir le projet » n'est pas une île, c'est un vœu.
- Dix minutes d'écriture, seul, en silence. Une idée par post-it, une couleur par symbole. Des fonctionnements, pas des personnes.
- Chacun vient coller en lisant à voix haute. Le vent d'abord, toujours. Puis les ancres, puis les rochers. On ne débat pas : un post-it est une donnée.
- Regroupez, puis votez. Ce qui dit la même chose se rapproche. Trois gommettes par personne sur les ancres à lever en premier.
- Décidez. Pour les deux ancres retenues : qui fait quoi, pour quand. Bloquez ces quinze minutes avant tout le reste.
Le piège numéro un, c'est le bateau couvert de post-its et l'heure qui tourne. Le groupe a l'impression d'avoir travaillé. Il a parlé. Le déroulé minute par minute, avec les consignes mot pour mot, est dans la fiche speed boat d'ateliers.insuffle.com.
Imprimer le bateau en grand
Les trois canevas sont en A4 paysage. Pour une équipe, il faut du A1 au mur. Posé en grand, il fait lever les gens, ce qu'aucun écran partagé n'obtient.
Les trois versions ne supportent pas l'agrandissement de la même façon, et autant le savoir avant de payer le reprographe. Le bateau au trait est dessiné à 300 points par pouce : il tient l'A0. Le bateau légendé reste net jusqu'en A2. Le bateau en couleurs est le plus fragile : parfait en A4, en A3 et projeté, il devient flou au-delà.
Pour un grand mur en couleurs, deux solutions. Projetez le bateau à bulles et faites coller les post-its sur un paperboard à côté. Ou imprimez le bateau au trait en A1 et coloriez-le avec le groupe en ouverture : cinq minutes, et tout le monde a déjà le feutre à la main. Les autres options sont sur la page imprimer en grand.