Ce qu'il y a sur la carte
Deux axes. En bas, la complexité du problème, de connu à inconnu. Sur le côté, la complexité du collectif, d'aligné à noué. C'est ce deuxième axe qui change tout : la plupart des modèles regardent le problème et oublient le groupe qui doit le résoudre.
Cinq situations se dessinent. Exécuter, en bas à gauche : on sait, on est d'accord, on fait. Explorer : le problème est inconnu, le groupe est aligné. Dénouer : le problème est connu, mais le groupe est noué. Traverser : inconnu et noué à la fois. Stabiliser, tout en haut : plus rien ne tient, on décide d'abord, on redescend ensuite.
Trois facilitations traversent la carte : de contenu, stratégique, de transformation. Le poster le dit dans sa marge : elles montent en continu, pas de seuil. Et sous l'axe du problème, une phrase qui résume l'angle mort des autres modèles : « Cynefin et Stacey ne lisent que cette ligne. »
S'en servir en cinq temps
- Le problème du jour, en une phrase. Écrit au mur, validé par tous. Refusez deux problèmes à la fois.
- La carte, sans dire où est le groupe. Les deux axes, puis les cinq situations. Aucun exemple maison.
- Une gommette chacun, en silence. D'abord sur sa carte A4, retournée. Puis toutes reportées d'un coup sur l'A3.
- Lisez les gommettes. Où elles sont, lesquelles sont loin des autres. Décrivez sans interpréter. Demandez aux isolés s'ils veulent dire pourquoi.
- Choisissez la façon de travailler. Une situation n'appelle pas la même réponse qu'une autre. C'est là que la carte devient utile.
Le déroulé complet et la conversation sur l'échec du dernier plan sont dans la fiche carte de la complexité.
Imprimer et afficher
La carte A3 est vectorielle : nette à toutes les tailles, faite pour les gommettes. Le poster sur fond sombre est une image de haute définition : net jusqu'en A2, parfait projeté. Imprimez l'A3 pour la salle, une A4 par personne pour le vote silencieux, et gardez le poster pour l'écran.